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: Sécheresse vaginale pourquoi et comment y remédier

Sécheresse vaginale pourquoi et comment y remédier

La carence de plaisir lors d’un rapport sexuel est considère par plusieurs femmes comme un gâchis de l’acte. La plupart du temps, elle est due à la non-sécrétion de lubrifiants issus de l’appareil génital féminin. Par conséquent, elle provoque des douleurs et des sensations désagréables lors de la pénétration et pendant les rapports sexuels. 

Scientifiquement parlant, la lubrification naturelle du vagin est un signe incontestable de l’excitation chez la gent féminine. Elle équivaut à l’érection pénil chez l’homme. Lors de l’acte sexuel, les glandes de Bartholin encore appelées glandes vestibulaires situées dans la vulve sécrètent quelques gouttes de cyprine qui vont humidifier les lèvres, l’orifice vaginal et favorisent la pénétration. Lorsque la sécrétion lubrifiante du vagin est insuffisante ou inexistante, la pénétration peut devenir désagréable, voire douloureuse. Elle peut également entraîner le manque de plaisir lors des rapports sexuels et qui dit manque de plaisir, dit non-atteinte de l’orgasme chez la femme. Mais aussi, elle rend la femme plus vulnérable aux infections gynécologiques, perturbe l’harmonie du couple (notamment en altérant la libido) et peut avoir des effets psychologiques non négligeable.

Les causes de sécheresse vaginale sont principalement de deux ordres. L’on a les facteurs physiques d’une part et les facteurs psychologiques d’autre part. Dans ce qui est considéré comme des causes physiques, les experts font état de ce qu’elles sont liées à la ménopause. Durant cette phase dite de la ménopause, de nombreuses femmes font face aux syndromes génito-urinaires qui entraînent entre autres la carence de lubrification vaginale lors des rapports sexuels. Selon les experts : « Cette période est accompagnée par la diminution de l’imprégnation vaginale qui entraîne un retard de lubrification d’au moins deux minutes pendant l’excitation, alors que le processus de lubrification est plus rapide chez une femme à 20 ans », indiquent-ils.

En outre, les médications contribuent également à la sécheresse vaginale. Les traitements contre l’hypertension, le diabète, maladies coronaires et bien d’autres thérapies, favorisent le manque de lubrification chez la femme et des problèmes érectile chez l’homme. Les infections vaginales et urinaires fréquentes ou les antidépresseurs provoquent eux-aussi les troubles d’excitation au même titre que la fatigue et l’alcool.S’agissant des causes psychologiques, les femmes sont particulièrement sensibles à leur environnement. Il suffit qu’elles traversent une période de stress, d’anxiété ou de mésentente dans les couples pour qu’elles basculent à un manque de désir sexuel, qui se manifeste physiquement par l’assèchement.

Néanmoins, il existe des moyens de remédier à la sécheresse vaginale. Des solutions tels que des estrogènes d’origine placentaire et ovarienne sont proposées par les médecins. Il est également possible de faire usage des hormones sous forme de pommade, des ovules ou encore, faire recours à l’utilisation de l’anneau vaginal que l’on place pour une durée de 3 mois. Ce sont autant de solutions qui contribuent à lutter contre la sécheresse vaginale.

Les experts recommandent « l’usage des hydratants et lubrifiants tel que l’acide hyaluronique, applicable deux ou trois fois par semaine avant les rapports sexuels. Cette solution est proposée aux femmes qui ne supportent pas l’estrogène ». Il convient de rappeler que l’étape des préliminaires est et demeure indispensable pour mettre la femme en confiance, l’emmener à lubrifier et rend les rapports sexuels plus confortables.

Voici comment reconnaître que l’on souffre d’une sécheresse vaginale :

Des douleurs localisées au niveau du vagin ; une rougeur au niveau des organes génitaux externes ; des démangeaisons, voire une sensation de brûlure ; des irritations ; des douleurs lors des rapports sexuels (on parle de dyspareunies.), et avec ça une baisse de la libido ; une brûlure lors de la miction ; de légers saignements après les rapports sexuels ; ou encore des infections urinaires et infections vaginales comme la vaginite.

Rappelons que normalement, le vagin est lubrifié. Sa surface interne est tapissée d’une muqueuse et de glandes qui permettent la sécrétion de substances lubrifiantes. Au niveau du col de l’utérus, ces glandes sécrètent un liquide visqueux, qui s’écoule le long de la paroi et emmène avec lui peaux mortes et germes. Lorsque ce phénomène naturel n’est plus possible ou est en net régression c’est qu’il y a problème.

Saurelle NINGUEM (stagiaire)
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