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LE VABBING : faire de ses sécrétions vaginales un parfum séducteur !

La nouvelle tendance étrange issue des réseaux sociaux, pratiquée par la gent féminine prendre des proportions au sein de la société. En quoi consiste-t-elle ? Est-elle dangereuse ? Dr Bagot, gynécologue, fait le point.

Se parfumer avec ses sécrétions vaginales

Issue de la contraction des mots « vagin » et « dabbing » (tamponner en anglais, ndlr), le « vabbing » est un néologisme inventé par des comédiennes américaines. Parti d’une simple expression, il s’est métamorphosé en une pratique devenue populaire grâce aux réseaux sociaux. La pratique est monnaie courante en Europe et aux États-Unis.

Le vabbing, consiste à introduire un doigt dans le vagin pour y recueillir des sécrétions qu’on vient tapoter derrière l’oreille, dans le cou, au niveau du décolleté et dans le creux des poignets, en guise de « parfum ».

L’objectif de cette pratique, c’est d’attirer de potentiels partenaires sexuels. Si elle n’est pas dangereuse, cette pratique n’est néanmoins pas recommandée, selon les gynécologues, à l’instar du Dr Bagot.

RECUEILLIR SES SÉCRÉTIONS POUR S’EN « PARFUMER »

« Les réseaux sociaux poussent vers l’avant toutes sortes de nouvelles tendances et le vabbing en fait partie » renseigne le Dr. Elle poursuit en indiquant, « qu’il n’existe aucune preuve de la présence de phéromones dans les secrétions vaginales, donc si cette pratique a un effet, c’est tout d’abord dû à une excitation chez la personne elle-même ».

« Ensuite, en cas d’infection présente dans le vagin, comme une vaginose, les sécrétions présentent une odeur nauséabonde, il est donc déconseillé de répandre ses sécrétions infectées sur son corps, même si le risque d’infection pour autrui est minime », renseigne le Dr Bagot.

ATTENTION À L’HYGIÈNE

Si la pratique du vabbing n’est pas dangereuse en soi, il faut néanmoins la pratiquer avec prudence. « Il vaut mieux avoir les ongles courts et les mains propres, car le risque de contamination du vagin par une bactérie présente sur la peau, comme un staphylocoque, par exemple, existe aussi », fait savoir la gynécologue.

En plus de ne pas vraiment être efficace, le vabbing comporte aussi des risques. Attention donc à ces pratiques douteuses issues des réseaux sociaux, promues souvent uniquement pour faire le buzz.

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