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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : Fame Ndongo autorise le transfert des fonds aux nouvelles universités

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Fame Ndongo autorise le transfert des fonds aux nouvelles universités

Le Minesup qui parle d’une « mesure transitoire de fonctionnement » précise dans sa décision du 4 février que les responsables des trois structures qui ont migré vers les nouvelles universités d’État « sont accrédités à titre transitoire, pour l’exécution des dépenses dans les imputations budgétaires desdites universités par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur ».

Le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) vient de répondre à la question sur le financement des structures académiques qui ont migré, le mois dernier, vers les trois nouvelles universités créées par le président Paul Biya. Jacques Fame Ndongo ordonne, par une décision signée ce 4 février, au président des conseils d’administration des universités auxquelles ces structures étaient rattachées de convoquer des sessions extraordinaires pour transférer les fonds alloués à ces trois structures dans le budget 2022.

En effet, pendant la session budgétaire de novembre dernier, l’École normale supérieure de l’enseignement technique (Enset) d’Ebolowa était comptée parmi les établissements de l’université de Yaoundé I. Mais depuis le décret qui organise les nouvelles universités créées par le président Paul Biya, cet établissement a été rattaché à l’université d’Ebolowa. La décision du Minesup vient donc compléter cette migration en autorisant à l’université de Yaoundé I de mettre à disposition de cette Ens et les fonds votés au parlement pour son fonctionnement cette année. C’est aussi le cas pour l’École normale supérieure de Bertoua, ancien établissement de l’université de Yaoundé II.

Et pour la Faculté de médecine et de sciences biomédicales de Garoua, qui était rattachée à l’université de Ngaoundéré. Le Minesup qui parle d’une « mesure transitoire de fonctionnement » précise dans sa décision que les responsables des trois structures qui ont migré vers les nouvelles universités d’État « sont accrédités à titre transitoire, pour l’exécution des dépenses dans les imputations budgétaires desdites universités par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur ».

Jacques Fame Ndongo demande en plus aux responsables de ces structures de lui transférer les mémoires de dépenses en attendant que le président nomme des recteurs à la tête des universités nouvellement créées. Il précise enfin que le contrôleur financier du Minesup et l’agent comptable auprès du compte d’affectation spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire vont intervenir à titre transitoire dans l’exécution des dépenses. Education : le taux de scolarisation des filles reste faible dans les régions du Nord, de l’Est et de l’Adamaoua Les derniers chiffres de l’annuaire statistique du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) sur la scolarisation des jeunes filles montrent que rien n’a bougé entre 2017 et 2020.

L’indice de parité entre filles et garçons au niveau national est resté bloqué à 0,86. Un statu quo qui révèle par ailleurs que le taux de scolarisation dans certaines régions du pays demeure faible. « Les zones d’éducation prioritaires (ZEP) sont celles qui ont de manière générale l’indice de parité le plus faible. Sur les trois dernières années, l’Adamaoua se situe à 6 filles pour 10 garçons. Dans la région de l’Est, on est autour de 8 filles pour 10 garçons. Celle du Nord est à moins de 5 filles pour 10 garçons ».

Ce commentaire des statistiques compilées par le Minesec, qu’on peut lire dans le Document budgétaire sensible au genre, prouve bien que les régions du Nord, de l’Est et de l’Adamaoua sont les plus concernées par la discrimination dans la scolarité des filles et des garçons. Une palette de mesures En 2020, l’indice de parité entre filles et garçons dans ces trois régions est inférieur à la moyenne nationale. Il est de 0,49 dans le Nord, 0,65dans l’Adamaoua et 0,81 dans la région de l’Est.

À titre de comparaison, cet indicateur est de 0,98 dans le Centre, 1,05 dans le Littoral. Il est encore plus élevé dans les deux régions anglophones du pays : 1,16 dans le Sud-Ouest, et de 1,17 dans le Nord-Ouest. Pour les prochaines années, le gouvernement veut augmenter son indice de parité tout en réduisant l’écart entre les ZEP et les autres régions. Pour cela, il veut mettre en place une palette de mesures par le biais du Minesec. À commencer par « encourager l’accès et le maintien des filles dans les cycles d’enseignement secondaire, notamment dans les ZEP ». Il est aussi question d’améliorer la perception de l’éducation et de la scolarisation des filles au niveau des familles et des communautés, notamment dans les ZEP et en milieu rural. Le Minesec va aussi renforcer les actions destinées à l’élimination du gap entre filles et garçons dans le domaine scolaire à tous les niveaux et à la scolarisation non discriminatoire des filles et des garçons.

Christelle BELIBI
Source : Journal REPERES.
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